6182 To be yourself is all that you can do.

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To be yourself is all that you can do.
Non classé | 22.01.2012 - 21 h 38 | 5 COMMENTAIRES
Apéro des Losers Janvier 2012

Non classé | 18.12.2011 - 22 h 17 | 7 COMMENTAIRES
Apéro des Losers Décembre 2011

Non classé | 15.11.2011 - 22 h 50 | 9 COMMENTAIRES
Loser un jour…

Samedi soir, c’était mon premier apéro des Losers.

 

J’avais retrouvé Keela et STid un peu plus tôt dans la journée pour une séance de ciné, suivi d’un passage à la Fnac de Chatelet où nous avons pu écouter STid s’extasier devant chaque CD d’artiste ou de groupe qu’elle a vu en concert.

Ensuite, histoire de faire dans la lose bien comme il faut, on s’est pointées à l’Unity bar avec presque une heure d’avance sur l’horaire indiquée sur Yagg (et dont j’avais demandé la confirmation au moins 3 fois avant).

Bref, pour passer le temps, Keela a ouvert sa tablette de Crunch qu’elle n’osait pas entamer faute de pouvoir la finir à elle seule, et s’est offert un jus de tomate sous les yeux écarquillés de STid qui s’est exclamée « Mais c’est quoi ce truc !? ». Pour ceux et celles qui se posent des questions sur le sort de la tablette de Crunch, elle est passée de vie à trépas assez rapidement (mais vu comme elle était écrasée, il y a fort à parier qu’elle était déjà morte avant même d’être déballée).

 

Peu après, les premiers Yaggeurs et Yaggeuses sont arrivés. Les deux filles avec moi s’y retrouvaient alors que moi j’étais déjà paumée (normal, je sais).

« Salut, moi c’est Nath » (ça, ça fera sourire Keela d’ailleurs).

Nath la petite nouvelle, pas la seule, heureusement, mais la nouvelle.

« Et toi tu es… ? »

« [Insérer ici pseudo ou prénom plus ou moins connu sur le fil] »

Suivi de deux choix de réponse :

–          « Ah oui ! » signifiant « Ok, je vois qui c’est »

–          « D’accord ! » voulant simplement dire « Merde c’est qui ? o_o »

 

On dit donc bonjour à une, deux, quatre, six, douze personnes et c’est sans compter les personnes à qui je n’ai même pas pu dire bonjour, à être coincée entre la table et la vitre, ainsi que les personnes que je n’ai même pas vu arriver.

Vint le moment où je me dis « Voilà, je suis perdue, je ne connais pas la moitié des pseudos des gens, et encore moins les prénoms, ça craint ! »

Mais ne perdons pas espoir, la soirée ne fait que commencer, ils n’ont pas l’air méchant, et au pire j’ai l’excuse de la petite nouvelle qui débarque et qui a, oups désolée, oublié comment vous vous appeliez.

 

Au final, j’ai été vraiment surprise, dans le bon sens du terme. Non pas que je m’attendais à me faire manger, je vous rassure. Simplement… surprise par moi-même, d’avoir pu être aussi à l’aise avec autant d’inconnus, d’avoir eu aussi rapidement un très bon feeling avec certaines personnes que je n’avais alors jamais croisés auparavant (oui parce que les gens rencontrés sur le chat de Yagg, c’était moins compliqué avec eux).

Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais en allant à cet apéro, mais ça devait plus ressembler à une soirée assise dans un coin avec exclusivement les gens que je connais un peu, et non une soirée à échanger et à rire avec autant de personnes.

 

Alors bien sûr, impossible de pouvoir parler à tout le monde, les Yaggeurs étaient nombreux. Du coup quand, à la fin de la soirée, on dit au revoir à des gens à qui on a seulement dit bonjour avant, ça fait un peu bizarre, ça donne l’impression d’avoir loupé un truc, ça laisse un petit regret qu’on espère pouvoir effacer lors d’un prochain apéro.

 

Alors simplement j’écris ça ce soir parce que j’avais envie d’écrire un truc mais surtout pour remercier les Yaggeurs et les Yaggeuses rencontrés samedi soir, parce que voilà, c’était vraiment cool !

 

Samedi soir, c’était mon premier apéro des losers, mais pas le dernier.

 

Non classé | 03.11.2011 - 14 h 35 | 4 COMMENTAIRES
Il me manque quelques cases.

Certains qui m’ont croisée sur le chat l’auront probablement remarqué : il me manque quelques cases. Je suis un peu timbrée sur les bords, pour ne pas dire totalement, folle, déjantée, etc…

 

Mais en fait, ce n’est pas du tout le sujet (il me fallait juste une intro). Ici je vais parler de ces cases où la plupart des gens y trouvent une place. Ces étiquettes que l’on se colle ou que l’on nous colle, pour se définir, s’identifier, se rassurer.

 

Gentil, méchant, beau, moche, idiot, intelligent, dépressif, vivant, fêtard, geek, mal fringué, biatch, riche, pauvre, populaire, bouc émissaire, terre à terre, rêveur, hétéro, homo, bi, trans, et j’en passe.

Chacun a ses petites cases. On ne sent réellement bien que lorsque nous sommes entourés par des personnes comme nous. Pas forcément au quotidien. Mais avoir régulièrement un contact avec quelqu’un qui parle/s’habille/pense/joue/vit/aime comme nous, ça rassure. On sait alors qu’on n’est pas seul. Que quelque part, il y a au moins une personne qui peut nous comprendre, une personne à qui parler sans crainte d’être jugé.

 

Une case nous donne une identité, nous permet d’affirmer « Je suis [insérer ici ce que vous êtes » afin de se définir par rapport aux autres, de se placer dans un groupe ou dans un autre.

 

Et moi dans cette histoire de case ?

Je suis à cheval sur plein de cases. Ni trop moche ni belle, ni idiote ni première de classe, ni totalement déprimée ni toujours joyeuse, un peu fêtarde quand l’occasion s’y prête et beaucoup geek, parfois mal fringuée mais je me soigne, pas populaire mais pas la tête de turc du lycée, un peu terre à terre mais m’autorisant à rêver. Ni hétéro, ni homo.

Et on en arrive au cœur du problème. Enfin problème est un bien grand mot. Parlons plutôt de question en attente.

 

THE case qui nous dit qui nous sommes est celle de notre identité sexuelle. C’est ce qui définira tout ou partie de notre vie. Qui vous fera passer par toute une série d’étape : honte, peur, panique, courage, honnêteté, soulagement, affirmation de soi (il est possible d’insérer d’autres étapes et d’en supprimer, selon les personnes).

 

Etre homo, c’est plus facile à accepter pour certains que pour d’autres. Selon les personnes, ça prendra plus ou moins de temps avant de devenir une évidence. Et pour d’autres encore, ça n’en sera jamais une.

Et c’est mon cas. Aujourd’hui je peux dire « oui, j’aime les femmes ». Mais à côté de ça je ne peux pas dire « non, je n’aime pas les hommes ». Vous noterez que je n’ai pas dit « oui, j’aime aussi les hommes ». Ça, c’est pour l’instant la grande question pour laquelle je n’ai pas de réponse.

 

Alors aujourd’hui, j’ai un pied dans la case lesbienne et un autre dans la case bi, sans trop savoir où aller. Si je m’écoutais maintenant, j’irais probablement dans la première, celle dans laquelle je me sens peut être mieux. Car plus le temps passe et plus je m’y identifie, plus je me dis que c’est avec une femme que je veux passer le reste de ma vie.

Mais il y aura toujours ce petit doute. Cette petite voix dans ma tête qui dit que rien n’est définitif. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Le fait de passer d’hétéro à « j’aime les filles » en a été la preuve. Et après avoir vécu ça, je crois que je ne pourrais jamais affirmer être définitivement et uniquement lesbienne. Car l’année dernière, je n’ai pas choisi de tomber totalement raide dingue amoureuse d’une fille. Tout comme, si ça arrivait, ne pourrait pas choisir de tomber ou non amoureuse d’un homme.

 

Ça ne serait pas honnête, par rapport à moi et par rapport à ceux que je pourrais représenter si je me disais uniquement lesbienne (et je m’en rends encore plus compte depuis que je suis sur Yagg). Alors le plus simple et le plus vrai c’est simplement de sortir de ces deux catégories qui ne me définissent pas entièrement.

 

Alors bien sûr, maintenant je ne suis pas très rassurée, à être sans cette case qui est censée me dire quoi faire et où aller. Beaucoup de questions tournent dans ma tête et s’agrippent parfois à mes pensées, comme des sangsues. Mais le plus souvent, j’arrive à m’en détacher. A dire « lâchez-moi, et on verra où mes pieds me conduiront ».

 

Et je vous rassure, ce n’est pas un moyen pour me défiler, pour me dire « il y a encore une chance pour que je me sois plantée, pour que je ne sois pas homo ». Non, ne vous inquiétez pas, j’assume ce que je suis (du moins je l’assume intérieurement).

 

Pour moi ça n’a pas d’importance. C’est par ces étiquettes qu’on plait ou qu’on déplait, mais c’est par le fond de son caractère qu’on se fait aimer ou haïr.

 

PS : bon, les gars, si certains veulent s’aventurer à me draguer, ne vous étonnez pas si vous vous prenez un vent quand même.

Non classé | 02.11.2011 - 13 h 24 | 6 COMMENTAIRES
Quand y’en a marre… y’a malabar

Ceci est un article coup de gueule, parce que j’étais de mauvais poil hier soir et j’ai besoin de me défouler un peu, pardon d’avance. ^^

 

Y’en a marre de ces gens qui se croient le centre du monde et qui ne voient que leurs nombrils. Il faut sortir de votre bulle les gens, ce n’est pas en regardant le bout de votre nez que vous irez loin, socialement parlant.

 

« Désolée je t’ai complètement zappé aujourd’hui ! »

Oui, merci de m’envoyer un message 5h plus tard pour me dire ça, j’avais remarqué pendant que je poireautais.

C’est un exemple tout bête, c’est pas la fin du monde, mais c’est une des nombreuses gouttes d’eau qui contribuent à faire déborder le vase. Quand une amie te propose de faire un truc pour t’aider à oublier tes soucis et penser à autre chose, tu ne t’attends pas à te faire totalement oublier…

 

A force de donner à tout le monde et de ne rien recevoir en échange, je suis épuisée, lassée, déprimée.

A quoi bon se casser en deux, soulever des montagnes pour aider ceux qu’on pensait être des amis, lorsque ceux-ci ne sont même pas foutu de te rendre un mini service, ou même tout simplement de prendre de tes nouvelles ?

 

Aujourd’hui j’ai l’impression d’être plus proche de certains yaggueurs ou yaggueuses que je connais depuis même pas deux semaines, que de certains amis que je fréquente depuis plusieurs années.

« Mais je t’adore tu sais ! » Bah ouais, c’est cool, ça me fait une belle jambe. Et sinon tu étais où quand je déprimais, quand mon monde s’écroulait, quand je partais totalement en vrille ? Non, ne dis rien…

 

Mais alors Nath, pourquoi est-ce que tu continues à trainer avec eux ?

Ah, oui, ça…

Parce que euh… comment dire… Je suis naïve et un peu con sur les bords. Je n’ai pas confiance en moi mais je fais confiance trop facilement. Je ne retiens pas la leçon quand je me prends des coups. J’accorde seconde chance sur seconde chance, en espérant, qu’un jour, j’aurais un retour positif (j’attends toujours d’ailleurs). Pas de la reconnaissance, ça je m’en tape. Simplement pouvoir, à mon tour, m’appuyer sur quelqu’un, le jour où ça ira vraiment mal. Actuellement je m’appuie sur moi-même, donc j’ai tendance à m’enfoncer toute seule.

 

Peut-être qu’il faudrait que je sois un peu égoïste parfois, pour éviter de me prendre des râteaux à chaque fois que j’aide quelqu’un. Le souci, c’est que ce n’est pas moi, donc être ou ne pas être, telle est la question.

 

Mais bon, on est sur un blog qui s’appelle « Be yourself », alors tant pis, je vais suivre mon propre conseil et espérer croiser plus souvent la route de personne qui pensent comme moi.

 

Merci à ceux qui m’ont lu, à ceux qui m’ont écouter râler, subit ma mauvaise humeur hier soir et réussi à me remonter le moral et à ceux qui sont comme moi, vous êtes top ! (et un petit coup d’autocongratulation au passage ^^)

 

*partie manger un Malabar*

Non classé | 01.11.2011 - 00 h 00 | 9 COMMENTAIRES
La magie d’Internet.

Bon, je me lance sur mon premier billet. Enfin, là, c’est facile, c’est un article inutile pour poser par écrit les questions que je me pose pour me décider à écrire un vrai truc sur moi.

 

Je viens de passer un an et demi plutôt difficile et j’ai rarement eu l’occasion d’en parler. Du coup, ça me pèse, un peu plus chaque jour, de ne pas pouvoir m’exprimer. De ne pas pouvoir dire ce que je ressens, pourquoi j’ai mal, pourquoi je suis mal dans ma peau (même si de ce côté-là ça s’est (très) légèrement amélioré).

 

Pourquoi je n’en parle pas autour de moi alors ? Je n’y arrive pas, tout simplement.

 

Par exemple, tout à l’heure, Keela, que je connais maintenant depuis 3 ans, me posait une question toute con : « Et si tu avais une copine, tu me le dirais ? ».

 

Honnêtement, je n’en sais rien. J’aimais déjà pas parler de mes copains (les rares qu’il y a eu), alors parler de mes copines, à part pour dire que ma première est une pétasse, je ne sais pas.

 

Alors bien sûr, je connais Keela depuis longtemps, on est plus ou moins du même bord et je devrais pouvoir en parler facilement avec elle, je sais qu’elle comprendrait beaucoup mieux que d’autres.

Je cite Keela, mais ce schéma peut s’appliquer à bon nombre de mes amis. Qu’ils soient hétéros ou non, les quelques personnes à qui j’ai pu parler de mes orientations sexuelles ont extrêmement bien réagis (j’ai même appris que ma meilleure amie hétéro avait eu une relation amoureuse avec une fille).

 

Mais je n’arrive pas à exposer mes sentiments. Il n’y a rien à faire, si je parle de moi, de ce que je ressens, j’ai l’impression que je vais fondre en larme (et ce n’est pas toujours qu’une impression…). En vrai du moins.

Derrière un écran, c’est facile, on a le temps d’écrire et d’effacer si on n’ose pas (attention au fail de la touchée Entrée quand même). On n’est pas directement exposé au regard de l’autre, ça nous donne l’impression de ne pas être jugée. Derrière un écran et un clavier, j’ai le sentiment de pouvoir mieux me défendre, car j’ai le temps de manier les mots, de trouver ceux qui exprimeront réellement ma pensée. J’ai le temps de me défiler 20 fois et de dire « Non mais en fait laisse tomber, c’est rien. » ou « Oui ça va très bien et toi ? » alors que j’ai juste envie de m’écrouler dans les bras d’une amie et de sortir tout ce que j’ai sur le coeur.

Mais quand on est en face de quelqu’un, on n’a pas le temps de tourner 150 fois ses phrases. Et une fois que les mots sont sortis, c’est foutu. Impossible de faire machine arrière. Tant pis pour toi si les mots que tu as prononcé te font passer pour encore plus conne, honteuse et fragile que tu ne pensais déjà l’être.

 

Certains me diront qu’on s’en fout du regard des autres. Qu’à partir du moment où je suis bien dans ma peau, je n’ai pas à avoir peur de leurs opinions. Sur le principe, je suis plutôt d’accord. Mais en pratique, j’ai un énorme problème de confiance en moi, alors forcément, ça n’aide pas à se dévoiler.

 

Ecrire ici me permettrait enfin de parler, de partager, d’avoir un peu moins de poids sur les épaules. Et puis il y a trois avantages : je suis derrière un écran, je ne vous connais pas (ou presque pas), et je suis sur un site où une bonne partie des inscrits me comprendra.

 

Alors écrire ou ne pas écrire, telle est la question. Aujourd’hui je poste cet article plus pour avoir déjà un pied dans le blog, pour me rassurer en me disant que mon premier article ne sera pas trop perso, histoire de ne pas faire trop « 3615 MYLIFE ». Ce sera peut être le dernier, peut être pas… Peut être que la magie d’internet agira à nouveau pour moi.

 

Alors… see you soon.

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